1. L’économie sociale et solidaire au coeur du projet écologiste

    La Tribune de Jean-Philippe Magnen* parue dans POLITIS n° 1198 du 12 avril 2012, rappelle que l’économie sociale et solidaire est au coeur du changement de société que nous appelons de nos voeux.

    Le groupe local EELV de Nantes organise à ce sujet une conférence-débat ouverte au public qui se tiendra à Nantes à la Maison des Syndicats le 29 mai 2012 à 20h. Les intervenant(e)s :

    Geneviève Lebouteux et Pascale Chiron, candidates EELV aux élections législatives, et Jean-Philippe Magnen.

    Plus d’info dans notre agenda :

    http://nantes.eelv.fr/agenda-eelv/#emploi-et-ess-conference-debat-publique-le-29-mai-2012

     

     

     

    L’ESS au cœur du projet présidentiel écolo


    Le projet porté par Eva Joly est le seul à oser le « social et solidaire », à même de refonder notre modèle de développement économique.

    L’écologie politique n’est pas radicale seulement du point de vue environnemental. En matière économique, le programme porté par Eva Joly est le seul à oser le « social et solidaire ». Pour un autre développement, au nom d’autres valeurs, vers une autre société. En cette période de crise – financière, économique, sociale et écologique –, en cette heure où il devient urgent de répondre à l’aspiration démocratique exprimée par nos concitoyens autrement que par le rejet de la différence et de la diversité, l’économie sociale et solidaire (ESS) est au cœur du changement de société que nous appelons de nos vœux. L’ESS permet – concrètement, immédiatement et pour longtemps – de refonder une juste mesure de l’efficacité et de la richesse, contre le PIB et les ratios d’analyse financière qui ne prennent jamais en compte les indicateurs sociaux et environnementaux.

    Face à la concurrence entre individus, entre entreprises, entre territoires et entre États, l’ESS choisit le développement et la solidarité. La solidarité entre générations, dans la perspective d’un développement durable. La solidarité entre territoires, et au sein des territoires, qu’il s’agisse des rapports entre Nord et Sud, ou entre espaces urbains et ruraux.

    L’ESS réinterroge notre modèle de développement et pose avec pertinence la question de la « profitabilité » en conjuguant trois vocations : l’intérêt général, avec des activités à utilité sociale et collective ; l’insertion des personnes, dans une logique de solidarité ; et, enfin, l’objet marchand, mais en remettant à plat les notions de productivité et de rentabilité pour en discuter la finalité.

    Et si Eva Joly n’est pas la seule à parler d’ESS, nous sommes en colère devant la pauvre imagination des programmes présidentiels qui l’instrumentalisent en mesurettes cantonnées au pansement social. Ces programmes rabotent de fait le potentiel recélé par cette autre approche de l’économie, humainement créative, socialement et même technologiquement innovante, créatrice d’emplois durables et non délocalisables.

    Au contraire, nous proposons un plan national de développement de l’ESS qui la reconnaisse comme une économie à part entière. Nous élaborerons une loi-cadre qui, en plus du soutien à la création d’activités et d’emplois par les entreprises de l’ESS, s’appuiera sur trois mesures phares :

    – la réforme du droit des entreprises pour obliger les actionnaires qui ferment un établissement à en favoriser la reprise prioritaire par les salariés, notamment en Scop ;

    – la généralisation de fonds régionaux dédiés à l’ESS, pilotés par les conseils régionaux, couplée à l’étude économique et juridique pour la création de véritables banques régionales éthiques ;

    – la labellisation et la reconnaissance de pôles territoriaux de coopération économique, alternatives aux pôles de compétitivité. Quand la précarité touche sept millions de personnes en France, quand on consomme les ressources naturelles à un rythme tel qu’il faudrait trois planètes pour tenir la distance, il faut remettre en question les fondements mêmes de l’économie et réfléchir enfin aux façons de retrouver certains équilibres fondamentaux. C’est tout l’enjeu de l’économie sociale et solidaire.

    http://www.politis.fr/L-ESS-au-coeur-du-projet,17885.html?response=yes&token=0WZSr2LEOEGESmSB3VhsSWCbiqQwsqZCikz7eLUMY_UDnPVX0-zkdZTuu3YtscoH2BxSjmoxE_qIjWIxepH1z2HXH8hrV56lWHfr3KG

    *Jean-Philippe Magnen est vice-président du conseil régional des Pays-de-la-Loire et conseiller emploi et formation d’Eva Joly.

     

  2. EMPLOI : travailler mieux et moins pour travailler tous

    Voici une fiche synthétique qui présente les grandes lignes du programme d’Eva Joly concernant ses solutions pour l’emploi : « Un million d’emploi : travailler mieux pour travailler tous »

    Cet argumentaire, destiné à faciliter le dialogue entre les militants et le public pendant la campagne présidentielle, a été réalisé par l’équipe Com du groupe local de Nantes.

     

    EMPLOI :

    TRAVAILLER MIEUX ET MOINS POUR TRAVAILLER TOUS

     

    Relocaliser l’économie pour créer des emplois durables non délocalisables

    • Reconversion écologique de l’économie : 1 million d’emplois d’ici 2020 (voir tableau)
    • Soutien aux artisans et PME créateurs d’emplois régionaux et innovants : progressivité réelle de l’impôt sur les sociétés, soutien à la recherche et à l’innovation
    • Extension du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS)

     

    Travailler mieux

    • Réduction de la souffrance au travail : création d’un service public de la santé au travail, réparation intégrale des accidents du travail et des maladies professionnelles
    • Extension de la démocratie au sein des entreprises : meilleure représentation des salariés dans les conseils d’administration (la moitié des sièges dans les entreprises de + de 500 salariés)
    • Formation tout au long de la vie : crédit de 8 ans de formation

     

    Travailler moins

    • Revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires
    • Réduction du temps de travail : relance d’une négociation nationale
    • Départ à la retraite à 60 ans sans décote et prise en compte de la pénibilité

     

    COMMENT FINANCER ?

    -        Réaffectation des investissements

    -        Réforme de la fiscalité : progressivité de l’impôt, fiscalité écologique

    -        Conditionnement de l’aide publique au respect de critères sociaux et environnementaux

    -        Lutte contre les gaspillages



     

  3. « Le voyage à Nantes » d’Eva Joly, 19 janvier 2012

    Eva Joly était à Nantes le jeudi 19 janvier, pour un déplacement sous le double signe du social et de la culture.

    Accompagnée d’élus EELV locaux… et de très nombreux journalistes, Eva n’a pas vraiment eu le temps de faire du tourisme lors de cette journée bien chargée.

    Son arrivée en gare a été l’occasion pour elle de saluer…. François Hollande, venu à Nantes lui aussi, pour participer aux « BIS », (Biennales Internationales du Spectacle) et aux « Journées de Nantes » organisées par Le Nouvel Observateur.

    En fin de matinée, Eva Joly a rencontré les salariés du Pole emploi Nantes-Beaulieu ( 16 r Anatole de Monzie ), en compagnie de Jean-Philippe Magnen. Une action de terrain pour mieux comprendre le quotidien de ceux pour qui la thématique de l’emploi mérite davantage qu’un « sommet social » aux formes d’opération médiatique.

    A midi, elle était l’invitée spéciale sur le plateau du journal régional de France 3.

    Après un déjeuner au Lieu Unique consacré à la culture, elle a rejoint la Cité des Congrès à l’occasion des « BIS », au cours duquel un débat improvisé sur le thème des politiques culturelles s’est organisé autour d’elle et des élus locaux, parmi lesquels Pierre-Yves Lebrun et Jean-François Tallio.

    Dans la continuité, Eva a visité les locaux d’Oscar Production ainsi qu’un atelier d’artiste. Elle s’est entretenue longuement avec des représentants des professions du spectacle, ainsi que des artistes, pour mieux cerner les problématiques et enjeux de cet univers, aux croisées de la culture, de l’économie et du social.

    Avant de reprendre un train pour Paris pour se consacrer à d’autres rendez-vous….

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Crédits : Nicolas Martin

  4. EVa Joly à Nantes le 19 Janvier

    Eva Joly sera présente à Nantes le jeudi 19 janvier, pour un déplacement sur le double signe du social et de la culture.

     

    En fin de matinée, Eva Joly viendra rencontrer les salariés du Pole emploi Nantes-Beaulieu ( 16 r Anatole de Monzie ). Les militants EELV nantais sont invités à venir la rencontrer.

    A midi, elle sera l’invitée spéciale sur le plateau du journal régional de France 3.

    L’après midi, elle se rendra à la Cité des Congrès à l’occasion des « BIS », biennales Internationales du Spectacle.

    A cette occasion, elle rencontrera des représentants des professions du spectacle, ainsi que des artistes, quartier des Olivettes.

     

    Site internet des BIS : http://www.bis2012.com

     

  5. Dans les Pays de la Loire, des plans de formation plutôt que des licenciements

    Source : www.lemonde.fr

     

    Nantes, correspondant – Bertrand Gautier, délégué syndical CFDT au sein de la Société d’applications hydrauliques (SAH) Leduc, entreprise de fabrication de vérins implantée à Ligné (Loire-Atlantique), estime que son patron a « plutôt bien géré la crise » survenue en 2008. La société, qui comptait 480 salariés – intérimaires compris – avant la dépression économique, n’a pourtant pas échappé à un dépôt de bilan, et à des licenciements.

     

    « En mars 2008, le chiffre d’affaires de l’entreprise était de 63 millions d’euros, rapporte David Valton, responsable des ressources humaines. On a connu une baisse d’activité sans précédent. Un an plus tard, le chiffre d’affaires est tombé à 42 millions, puis encore à 18 millions. » Les contrats précaires ont d’abord trinqué. Puis une centaine de départs – volontaires ou forcés – ont été ordonnés. Mais à défaut de miracle, « la boîte a limité la casse », relève M. Gautier, qui exerce le métier de tourneur.

     

    ALTERNATIVE AU CHÔMAGE PARTIEL

    La société Leduc a été l’une des premières à bénéficier du fonds régional de sécurisation de l’emploi par la formation. Le dispositif, étrenné en mai 2009 dans le cadre d’un vaste plan anticrise, entendait alors se poser comme une alternative aux mesures de chômage partiel et surtout aux licenciements.

    Il a été impulsé par les partenaires sociaux et la région des Pays de la Loire, avec le soutien de neuf organismes paritaires collecteurs agréés ainsi que de l’Etat. « Le pari consistait à profiter du trou enregistré dans les carnets de commandes pour lancer un plan de formation exceptionnelle dans toutes les entreprises, explique Jacques Bordron, de l’union régionale CFDT. Plutôt que de se voir mis à la porte, les salariés sont partis en formation. »

    Un dispositif reconduit « L’objectif, c’était de préserver l’emploi au maximum en aidant les entreprises à conserver leurs compétences, abonde Jean-Philippe Magnen, élu Europe Ecologie-Les Verts (EELV), vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, chargé de l’emploi et de la formation professionnelle. Face à l’ampleur de la crise, la région a opté pour cet engagement inédit, au-delà de ses compétences traditionnelles en matière de formation professionnelle. »

     

    140 ENTREPRISES CONCERNÉES

    A Ligné, l’intégralité du personnel travaillant en atelier, soit 282 employés, a ainsi repris classeurs, crayons et cartables durant trois semaines. Près de 40 000 heures de formation ont été dispensées, soit un budget d’un million d’euros. Avec à la clé, pour une écrasante majorité, l’obtention d’un diplôme.

    « 30 % de nos salariés n’avaient aucune formation qualifiante dans le métier qu’ils exerçaient, indique M. Valton. Ces temps de formation ont permis de revoir les bases du métier, de mettre à plat les impératifs d’organisation dans la production industrielle, d’échanger sur les bonnes pratiques, et de développer la polyvalence des postes. Tout en redonnant du rythme au sein de l’entreprise, en pleine tourmente. »

    Près de 140 entreprises, soit un total de 5 700 salariés, ont bénéficié de ces sessions dans les Pays de la Loire. Le dispositif a mobilisé quelque 30 millions d’euros. A Saint-Nazaire, les chantiers de construction navale STX ont mis à profit ce dispositif pour amorcer le virage de l’éolien offshore.

    En janvier 2011, la région a reconduit le dispositif. Désormais baptisé plan de continuité professionnelle, il cible prioritairement les petites et moyennes entreprises, sous-traitants de grands donneurs d’ordres. Ce nouveau pacte, doté de 4,2 millions d’euros, vise à accompagner 10 000 salariés d’ici à la fin 2013. « A l’heure du sommet social, le gouvernement serait bien avisé de s’inspirer des solutions anticrise qui ont fleuri dans les régions », énonce  Jean-Philippe Magnen.

    Lire l’article dans son contexte :

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/01/17/dans-les-pays-de-la-loire-des-plans-de-formation-plutot-que-des-licenciements_1630657_823448.html